Technologies
ATTENTION: Vous utilisez actuellement un navigateur qui est démodé et ne peut pas afficher le contenu du présent site de façon optimale. Il est recommandé de mettre à jour votre navigateur.
Il existe différentes façons de produire de l’éthanol. La présente fiche technique décrit les trois méthodes les plus utilisées. La plus courante est la fermentation de céréales contenant du glucose ou de l’amidon. La seconde, qui est actuellement à l’étape de la démonstration, est souvent appelée éthanol cellulosique. Des enzymes sont utilisés pour produire l’éthanol à partir de matériaux à base de cellulose comme les déchets de bois, la paille ou d’autres matières premières provenant de la biomasse organique. La troisième, qui est aussi à l’étape de la démonstration, recourt à un processus thermochimique. La biomasse est transformée en gaz de synthèse avant que l’éthanol soit produit.
Fermentation de céréales contenant du glucose ou de l’amidon
L’éthanol peut être produit à partir de céréales contenant du glucose ou de l’amidon. Par exemple, le Brésil produit de très grandes quantités d’éthanol à partir de la canne à sucre, tandis que les États-Unis utilisent plutôt le maïs. Avec les céréales qui produisent du sucre comme la canne et la betterave, le processus de fabrication de l’éthanol nécessite la fermentation du glucose suivie par la distillation pour récupérer l’alcool et par un processus de déshydratation pour purifier le produit afin qu’il réponde aux normes régissant l’alcool combustible. Les cultures qui contiennent de l’amidon, comme le maïs et la pomme de terre, peuvent aussi être utilisées si elles sont disponibles à des coûts raisonnables. Dans ces cas, les cultures sont moulues et l’amidon est hydrolysé en glucose, puis fermenté, distillé et déshydraté comme dans le cas des céréales qui produisent du glucose. Une variante plus courante de ce processus consiste à récupérer les huiles, les protéines et d’autres composants exempts de glucose contenus dans les matières premières, de manière à optimiser le rendement des produits et l’économie. Les technologies de production sont tributaires des matières premières, mais une fois que le glucose disponible, les étapes suivantes sont les mêmes. En Amérique du Nord, les cultures les plus utilisées dans la production de l’éthanol sont le maïs et les céréales. À long terme, il est possible d’améliorer génétiquement les nouvelles cultures pour augmenter leur contenu en amidon ou en glucose et en faire de meilleures matières premières.
Éthanol cellulosique
Des technologies encore plus nouvelles pourraient permettre la production d’éthanol à partir de cellulose, un polysaccharide qui pourrait être hydrolysé en glucose. Beaucoup de recherches ont été effectuées au Canada au cours des 25 dernières années afin d’améliorer l’aspect économique de la production d’éthanol à partir de matériaux contenant de la cellulose, comme le bois, la paille, les tiges de maïs et d’autres déchets organiques. Les processus qui utilisent des matières à base de cellulose en sont actuellement à l’étape de la démonstration et semblent prometteuses à moyen et à long terme. Ces processus comportent des éléments de base plus complexes. L’un d’eux est l’hydrolyse de la cellulose à l’aide d’enzymes ou d’acides en glucose, suivie des étapes traditionnelles de fermentation et de distillation. En utilisant des matières premières qui ne sont pas destinées à l’alimentation, il serait possible d’améliorer les aspects économiques et la durabilité.
Processus thermochimique
Une autre méthode consiste à gazéifier la biomasse et les déchets organiques en gaz de synthèse (CO2 et H2), puis à utiliser la synthèse catalytique pour les transformer en méthanol, en éthanol, en butanol ou en d’autres produits. Le gaz de synthèse peut aussi être obtenu à partir de la réformation à la vapeur ou de l’oxydation partielle des biogaz contenus dans les gaz d’enfouissement. Ces processus thermochimiques, qui sont actuellement à l’étape de démonstration, comportent des étapes de production additionnelles, des processus complexes et des dépenses en immobilisations initiales assez élevées. Les procédures opérationnelles et les exigences continues concernant les intrants nécessitent aussi des compétences techniques. En utilisant des matières premières qui ne sont pas destinées à l’alimentation, ce processus pourrait améliorer les aspects économiques et la durabilité. (http://www.syntecbiofuel.com/technology.html)
Modifié: 04-03-2008
Page précédente: Contexte
Page suivante: Considérations économiques