Considérations économiques
ATTENTION: Vous utilisez actuellement un navigateur qui est démodé et ne peut pas afficher le contenu du présent site de façon optimale. Il est recommandé de mettre à jour votre navigateur.
Les aspects économiques actuels de la production d’éthanol, si l’on ne tient pas compte de l’influence des incitatifs, dépendent directement des coûts d’immobilisations et d’opérations. À leur tour, ces coûts dépendent des matières premières utilisées. Autrement dit, la disponibilité des matières premières appropriées influence de manière importante les coûts incorporables. De plus, les économies d’échelle habituelles s’appliquent et, par conséquent, les grandes usines permettent de réaliser davantage d’économies que les petites. Les économies d’échelle permettent aussi de diminuer les coûts d’immobilisations par unité d’énergie produite tout en facilitant la maximisation de la valeur pour une matière première donnée. Par exemple, dans le cas du maïs, les usines modernes fonctionnent comme des bioraffineries qui extraient la valeur maximale des produits et des produits chimiques d’une culture donnée, par exemple, l’éthanol, les protéines, les huiles et autres. Par conséquent, ce n’est que dans de très rares occasions qu’il peut être économiquement viable de produire de l’éthanol pour en faire des combustibles dans une petite usine d’éthanol.
L’éthanol est normalement ajouté à l’essence dans une proportion de 5 à 15 %. Les fabricants de véhicules participent à la conception et à la fabrication de moteurs qui peuvent accepter des mélanges précis d’éthanol et d’essence. Au cours des dernières décennies, les incitatifs financiers et fiscaux mis de l’avant par les gouvernements ont favorisé l’utilisation généralisée de ces mélanges.
En résumé, le tableau ci-dessous illustre les aspects économiques estimés liés aux coûts de production d’éthanol carburant.
Matière première | Coûts d’immobilisations | Coûts de la matière première | Rendement | Coût total $/l |
|
|
|
|
|
Maïs1 ou matière similaire | De 0,30 à 0,50 $ | De 100 à 150 $/t | De 350 à 400 | De 0,35 à 0,45 $ |
Résidus de glucose | Selon la source de glucose | Selon la source | Selon la concentration | De 0,25 à 0,40 $ |
Éthanol cellulosique2 (hydrolysé en glucose ou gazéifié, puis traité selon le processus de Fisher-Tropsch) | Plus de 2 $/l produit annuellement en raison des coûts de départ | De 100 à 150 $/t | De 250 à 4003 | De 0,35 à 0,60 $ |
1Contenu en amidon du maïs : de 60 à 65 % selon le poids
2Aucune expérience commerciale en cours actuellement. Il est généralement reconnu que les coûts d’immobilisations sont supérieurs, mais ceux des matières premières sont inférieurs.
3 L’hydrolyse de la cellulose suivie par la fermentation-distillation assurerait un rendement situé entre 250 et 300 l/t, tandis que la dégradation thermique de la biomasse, suivie par le procédé de synthèse catalytique de Fischer-Tropsch, augmenterait apparemment le rendement à plus de 400 l/t.
En plus des remarques sur les aspects économiques et les avantages des usines de plus grande taille déjà formulées, il est important de souligner que selon un rapport de 2006 de la Renewable Fuels Association des États-Unis, il y avait plus 111 raffineries en activité aux États-Unis qui produisaient entre 1,5m l/a (m l/a : million de litres/année) et plus de 4 milliards l/a (Archer Daniels Midland). Les plus petites usines qui produisent moins de 12 m l/a étaient des usines spécialisées qui utilisaient des résidus comme le lactosérum ou la bière de récupération. Les usines qui transforment le maïs produisent d’habitude plus de 20 m l/a. Les usines de taille moyenne qui utilisent la même matière première produisent plus de 200 m l/a. Environ 80 nouvelles usines en construction (2207) ou en cours de planification produisent en moyenne 80 m l/a. (http://www.renewablefuelsassociation.com)
Modifié: 04-03-2008
Page précédente: Technologies
Page suivante: Production d’éthanol