Digestion anaérobie
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Nom de la technologie
Digestion anaérobie
Date de lancement dans le marché
Le recours à la digestion anaérobie à des fins industrielles remonte à bien avant le 20e siècle. Quant aux applications modernes de la digestion anaérobie sur les fermes, elles existent depuis au moins vingt ans (principalement en Europe).
Maturité de la technologie
Tenant compte des décennies de développement commercial, principalement en Europe, on peut considérer la digestion anaérobie comme une technologie éprouvée. L’application de la technologie du digesteur anaérobie au Canada ne reflète malheureusement pas encore cette maturité. Il va falloir connaître davantage d’histoires de réussite.
Type d’énergie produite
La digestion anaérobie produit des biogaz, composés d’environ 65 % de méthane. Ces biogaz peuvent être soumis à la combustion pour produire de l’électricité et de la chaleur, ou ils peuvent être purifiés davantage pour obtenir un équivalent fonctionnel du gaz naturel.
Champ d’application typique
La digestion anaérobie est particulièrement appropriée dans un contexte agricole pour le traitement du fumier d’animaux d’élevage. Elle est tout à fait indiquée pour les exploitations qui recourront à un tel processus dans le cadre d’une stratégie de gestion du fumier. Un digesteur anaérobie peut servir à une seule ferme, à une coopérative de fermes situées les unes près des autres ou à une installation centralisée qui recueille les déchets agricoles et les matières non agricoles dans un secteur donné.
Retombées et avantages
Un digesteur anaérobie offre trois sources de revenus :
1. la vente de chaleur et d’électricité provenant de la combustion de biogaz;
2. la vente du digestat (matières premières traitées) en tant que fertilisant riche en éléments nutritifs ou pour l’amendement des sols;
3. les droits pour la collecte de déchets de source non agricole qui sont utilisés comme matières premières pour le digesteur (lorsque la conception du digesteur et la réglementation le permettent).
À l’avenir, il pourrait être possible de tirer des revenus de la vente des crédits de carbone, bien que le Canada ne dispose pas actuellement d’une infrastructure réglementaire à cette fin.
Tout compte fait, dans le meilleur des cas, la viabilité économique d’un digesteur anaérobie doit actuellement être considérée comme incertaine.
Plusieurs avantages opérationnels et environnementaux associés à la digestion anaérobie pourraient rendre cette technologie attrayante pour les exploitations d’élevage. Parmi ces avantages, pensons à l’utilisation de cette technologie comme méthode de traitement efficace du fumier qui produit une matière stable, désinfectée, uniforme et riche en éléments nutritifs pouvant servir pour amender le sol ou être séparée en fractions solide et liquide pour être épandue comme fertilisant. La digestion anaérobie atténue l’odeur du fumier traité d’environ 80 %, tue efficacement presque toutes les graines de mauvaises herbes et peut constituer une mesure appropriée pour respecter les nouvelles exigences réglementaires relatives au traitement du fumier qui entreront bientôt en vigueur dans certaines provinces canadiennes.
La digestion anaérobie présente également des avantages au plan environnemental. Parmi ceux-ci, il faut noter le bilan énergétique intéressant (l’énergie produite comparativement à l’énergie utilisée pour assurer le processus de digestion), le remplacement des combustibles fossiles, une diminution importante de la charge pathogène des matières transformées et une augmentation nette nulle des émissions de dioxyde de carbone rejetées dans l’atmosphère par la combustion de biogaz.
Modifié: 04-02-2008
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